Les 10 bières préférées de Claude Boivin

Notre goûteur fou

Cantillon Bruocsella Grand Cru 1996,
Lambic, 5 % alc./vol

-Brasserie Cantillon, Bruxelles, Belgique
-Bouteille verte de 750 ml.

-Robe dorée, ambrée et voilée. L’effervescence est nulle et la mousse absente.
-Au nez, cette bière nous rappelle ses origines. On y sent la cave humide, le vieux bois, les esters fruités (pommes vertes) et le soufre.
-Mince en bouche, cette bière attaque immédiatement avec l’acidité qui perdure tout au long de la dégustation. Mordante d’acidité, complexe au delà de toute description, cette bière est un pur bijou a déguster. Dommage qu’elle soit si rare, même si cet état de fait la rend encore plus précieuse.

-Évaluation globale : j’adore.

Bishop’s Best Bitter,
Extra Special Bitter, 5 % alc./vol.

-Brasserie du Lion d’or, Lennoxville, Québec.
-Fût.

-Robe ambrée scintillante. L’effervescence est moyenne et forme une mousse fine et dentellière.
-Le nez est très floral. On sent le houblon frais exploser hors du verre. Il n’y a pas d’esters de levure.
-De rondeur moyenne, l’attaque est amère et sèche. L’amertume est soutenue tout au long de la dégustation. Comme si on avait pris une bouchée de houblon, son caractère floral revient nous hanter en rétro olfaction.

-Évaluation globale : J’adore.

Wellington Imperial Stout,
8 % alc./vol.

-Brasserie Wellington, Guelph, Canada
-Bouteille brune de 650 ml.

-Robe noire aux reflets rubis. L’effervescence est faible et forme une mousse fine et dentellière.
-Au nez, les notes de torréfaction, de caramel, de toffee, de mélasse et d’alcool se combinent pour former un bouquet des plus invitants.
-Ronde en bouche, l’attaque de cette bière est sucrée, mais l’amertume prend vite le relais pour dominer le palais. Il faut noter ici qu’il s’agit d’une amertume de torréfaction.
-Malgré la dominante amère de cette bière, son équilibre est parfait.

-Évaluation globale : J’adore.

Traquair House Ale,
Scotch Ale, 7,2 % alc./vol

-Brasserie Traquair, Peebleshire, Écosse
-Bouteille brune de 330 ml.

-Rubis, brune et limpide. L’effervescence est faible et forme une mousse fine et dentellière.
-Le nez est complexe de caramel brûlé, de beurre, de vanille et d’alcool.
-Bien ronde en bouche, l’attaque et la dominante de cette bière est le sucré. Le pétillement est faible et un mélange de vanille et de caramel écossais revient nous hanter en rétro olfaction.

-Évaluation globale : j’adore

Solstice d’hiver, Barley Wine,
8,5 % alc./vol. (en moyenne)

-Dieu du Ciel! Montréal, Québec.
-Bouteille brune de 660 ml.

-Cette bière vieillie présente une robe cuivrée, foncée, avec des reflets roux. La mousse est fine, tenace et dentellière. L’effervescence est moyenne/faible.
-Au nez on remarque immédiatement le caramel brûlé, les toasts, le toffee et un fond de cerises au marasquin. Certains pourraient y trouver des notes de noisettes, mais je n’ai pas senti cet arôme.
-En bouche, ce barley wine est un peu moins rond que sa version en fût et que ses sœurs aînées. Quoique la dominante de cette bière soit le sucré, on détecte une faible pointe d’acidité. En finale, c’est une amertume de brûlé. En rétro olfaction, on détecte un petit côté fumé qui fait penser à quelque chose qui aurait pris au fond du chaudron. L’étalement est beaucoup plus court qu’avec les autres versions de cette même bière, on aurait peut-être souhaité qu’il se prolonge.
-Du premier coup, j’ai été un peu sévère vis-à-vis la note globale que j’ai donnée à cette bière. Jean-François et son équipe nous ont tellement souvent gâtés que nos attentes face à Dieu du Ciel! sont très élevées. Nous avons parfois tendance à critiquer sévèrement n’importe quoi qui s’éloigne, même d’un cheveu, de la perfection chez DDC. Avoir dégusté cette bière à l’aveugle, j’aurais certainement été beaucoup plus généreux.

-Évaluation globale (la vraie) : j’adore.

Rochefort 10,
ABT, 11,3 % alc./vol.

-Brasserie de l’abbaye de St-Rémy de Rochefort.
-Bouteille brune de 330 ml.

-Robe brune et voilée à l’effervescence moyenne formant une mousse fine et fuyante.
-Au nez, le caramel, le toffee, les toasts, la levure et les raisins se mélange à l’alcool dans un complexe d’un équilibre surprenant.
-Ronde en bouche, cette bière domine par son complexe sucré/alcool. La rétro olfaction vient nous offrir des notes de madère et de porto.

-Évaluation globale : j’adore.

Westmalle Tripel,
Tripel, 9 % alc./vol.

-Brasserie de l’abbaye de Westmalle.
-Bouteille brune de 330 ml.

-Robe ambrée, dorée et voilée à l’effervescence forte formant une mousse fine et dentellière.
-Au nez, un complexe fruité de levure, d’agrumes, d’épices et d’alcool nous invite à tremper les lèvres.
-Moyenne ronde en bouche, cette bière domine par son complexe sucré/alcool. La complexité et l’équilibre de cette bière se révèlent d’autant mieux lorsqu’elle n’est pas servie trop froide.

-Évaluation globale : j’adore.

Saint Ambroise, Pale Ale,
5 % alc./vol.

-Brasserie McAuslan, Montréal Québec.
-Bouteille brune de 341 ml.

-Robe rouquine, ambrée et scintillante. L’effervescence est moyenne et forme une mousse fine à l’adhérence spectaculaire.
-Au nez, un complexe malté/caramel vient se marier à perfection au houblon et à la signature de la levure. On reconnaît des traces de caramel écossais.
-Assez ronde en bouche, cette bière attaque avec le sucré (surtout lorsque servie chambrée) qui se laisse dominer rapidement par l’amertume. La rétro olfaction nous ramène des notes de malt, de caramel et de houblon.

-Évaluation globale : j’adore.

Orval,
Inclassable, 6,2 % alc./vol.

-Brasserie de l’abbaye d’Orval.
-Bouteille brune de 330 ml.

-Robe dorée et voilée à l’effervescence forte formant une mousse fine, tenace est très dentellière.
-Au nez, le houblon, le sapin et la signature des Brettanomyces : le crottin de cheval!
-D’une rondeur moyenne, cette bière est mordante d’amertume et frise l’âcreté. La rétro olfaction nous ramène les notes de houblon et de crottin.

-Évaluation globale : j’adore.

Duvel,
Tripel, 8,5 % alc./vol.

-Brasserie Duvel Moortgat, Breendonk, Belgique.
-Bouteille brune de 330 ml.

-Robe d’or claire. L’effervescence est très forte et forme une mousse dense, riche et tenace.
-Dès que la bière est débouchée, une explosion d’arômes de houblon, de levure et d’agrumes nous surprend. Les arômes valsent entre elles dans un équilibre parfait. On détecte, au nez, un soupçon de poivre.
-Ronde et mielleuse en bouche, la complexité du nez est reproduite avec un enchaînement sucré/acide/amer. L’amertume perdure et ne fait que provoquer l’envie de récidiver.

-Évaluation globale : j’adore.

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Textes © Claude Boivin
Illustration©lm CARPENTIER
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