Bière et Santé, "un avis autorisé"
"The Benefits of Moderate Beer Consumption", deuxième édition, CBMC

Traduit par Claude Boivin
Le goûteur masqué

Introduction

La bière est une boisson salutaire qui fait partie de
notre alimentation depuis plusieurs milliers d’années
.

Il apparaît clairement aujourd’hui que la bière n’est pas seulement délicieuse à savourer mais qu’elle a également un impact positif sur la santé lorsqu’elle est consommée modérément et régulièrement (2 à 3 verres par jour).

Une publicité importante a entouré par le passé les bienfaits du vin pour la santé. A l’instar du vin, la bière contient un certain nombre de composants tels que l’alcool ou les antioxydants qui peuvent s’avérer bénéfiques pour la santé, ainsi que d’autres agents nutritifs tels que les vitamines provenant des céréales maltées.

Deux séminaires d’une journée ont été organisés en novembre 1999 et en octobre 2002 en vue d’étudier les effets bénéfiques qu’a sur la santé une consommation responsable d’alcool ainsi que les propriétés salutaires de la bière. Parmi les conférenciers, ce séminaire a pu accueillir notamment le Professeur Dr. Hans Hoffmeister : Université libre, Berlin, le Dr. Denise Baxter : Brewing Research International, Royaume-Uni, le Professeur Dr. Diederick Grobbee : Clinische Epidemiologie Julius Centrum, Utrecht, le Dr. José Vicente Carbonell Talón : Instituto de Agroquimica y Tecnologia de los Alimentos del Consejo Superior de Investigaciones Cientificas, Espagne, le Professeur Dr. Jaak Ph. Janssens : European Cancer Prevention Organisation, Limburgs University Center, Belgique et le Professeur Ian Macdonald : Emeritus,Guy’s Hospital, Londres. Ce sont leurs exposés qui sont à la base de la présente brochure.

L’industrie est consciente des dangers qu’implique une consommation abusive de boissons alcoolisées. A cette fin, elle participe à des campagnes et des programmes éducatifs en vue d’éviter de tels abus et de prévenir notamment la conduite d’un véhicule sous l’influence de l’alcool ainsi que la consommation de boissons alcoolisées par les mineurs.

La consommation responsable de bière, de vin et de spiritueux est bénéfique pour la santé

Il ressort de nombreuses études effectuées dans le monde entier que la consommation responsable de bière, de vin ou de spiritueux, comparée aux abus ou à l’abstinence, offre une certaine protection contre les maladies cardio-vasculaires comme les crises cardiaques et certaines formes d’hémorragie cérébrale (1). On estime que l’absorption de 30 gr d’alcool par jour (3 verres de bière) peut réduire les risques de maladies coronariennes de 24,7% (2).

Une explication de ce phénomène réside dans le fait que la quantité de lipoprotéines à haute densité (" bon cholestérol HDL ") augmente dans le sang lors de la consommation d’alcool. Ce type de cholestérol réduit les risques de maladies cardio-vasculaires. Des études ont démontré qu’une bière par jour (10 gr d’alcool) peut amplifier les niveaux de cholestérol HDL de 4% (3).

Une autre explication est que l’alcool réduit la tendance qu’a le sang à former des caillots. Il s’est avéré qu’une consommation de 20 gr d’alcool (l’équivalent de deux verres de bière par jour) abaisse la concentration de plusieurs facteurs de coagulation du sang (4).

La recherche accumule également les preuves démontrant qu’une consommation responsable de bière, de vin ou de spiritueux peut offrir une protection contre la formation de calculs biliaires (5), l’ostéoporose (6) et même le diabète (7).

Une faiblesse de ce type d’étude réside dans le fait que d’autres facteurs pourraient ne pas être pris en compte - ceux qu’on désigne sous la dénomination de " facteurs confondants ". Ces facteurs confondants peuvent être, par exemple, un régime, un certain style de vie ainsi que des maladies préexistantes et ils doivent tous être pris en considération pour mesurer les effets de protection de l’alcool.

Lorsque de tels facteurs confondants sont pris en considération par les chercheurs, il est avéré que la consommation responsable d’alcool permet une réduction de 17% des risques de maladies cardio-vasculaires ce qui la place au même niveau que l’usage de l’aspirine, le contrôle du poids, les antioxydants et l’exercice physique en termes de mesures préventives.

La bière vous fait du bien. Les effets bénéfiques ne se limitent pas seulement au vin

De nombreuses études ont tenté de démontrer que c’est soit la bière, soit le vin ou encore les spiritueux qui offrent les meilleures protections contre les maladies cardio-vasculaires. Mais lorsqu’on examine les résultats de ces études, il apparaît qu’aucun " vainqueur " évident ne se dégage, simplement parce que le principal agent de protection est l’alcool (8).

Les mêmes effets bénéfiques sont observés dans de nombreux pays différents, présentant différentes cultures et différentes habitudes par rapport à la boisson, et ceci confirme que c’est réellement l’alcool qui présente l’effet de protection et qu’aucun type individuel de boisson ne peut revendiquer le monopole des effets bénéfiques en relation avec les maladies cardio-vasculaires (9). La plupart des pays estiment, assez fortuitement, que les plus importants effets de protection sont liés aux types de boissons alcoolisées qui sont les plus populaires dans le pays (8).

En Allemagne, par exemple, où la bière est la boisson favorite, des études ont confirmé les effets bénéfiques des boissons alcoolisées (10), (11). Le Professeur Hoffmeister a calculé que si les buveurs de bière européens arrêtaient de boire, on constaterait un accroissement des maladies cardio-vasculaires, une baisse de l’espérance de vie d’environ 2 ans et une baisse du bonheur général !

Un autre facteur à prendre en compte ne concerne pas simplement les quantités que boivent les gens mais également leur mode de consommation. Les études les plus récentes démontrent que les consommateurs concentrant une consommation excessive sur une courte période (5 à 6 verres, soit 40 à 48 gr d’alcool, en une seule soirée) ne sont pas protégés contre les maladies cardio-vasculaires, même si leur consommation hebdomadaire est plus modérée (13 verres, soit 130 gr d’alcool, sur la semaine) (12). Il a également été démontré que les consommateurs de bière sont moins sujets à ce type de consommation excessive et irrégulière et présentent dès lors le schéma le plus responsable par rapport à l’alcool, en comparaison aux autres buveurs (13).

Dans le cadre d’une consommation modérée et régulière, la bière peut contribuer positivement à un régime sain

La bière est fabriquée à partir d’ingrédients sains : le malt, le houblon, la levure et l’eau. Toutes ces substances sont constituées de composants naturels qui contribuent à un régime sain et équilibré (14).

La bière est composée à 93% et il s’agit-là d’une façon bien agréable d’absorber cet élément essentiel. Compte tenu de sa teneur en alcool pur par litre, la bière est une boisson désaltérante relativement peu alcoolisée.

La bière peut faire partie d’un régime équilibré, fournissant des vitamines et des minéraux essentiels (15). C’est principalement sur le plan des minéraux que la bière offre un équilibre particulièrement bénéfique. Sa teneur en potassium est élevée tandis que le sodium est présent en moindres quantités - l’équilibre exact pour une tension artérielle saine (basse) (16).

Elle a une faible teneur en calcium mais elle est riche en magnésium, ce qui aide le corps à lutter contre la formation de calculs biliaires et de calculs rénaux. Le houblon contient en outre des composantes qui préviennent la décalcification des os. Ceci pourrait constituer l’une des raisons pour lesquelles il s’est avéré qu’une consommation journalière de bière (une bouteille de 330 ml à teneur en alcool de 4 à 5%, soit près de 12 gr d’alcool) réduit les risques de formation de calculs rénaux de 40% (17).

Les buveurs de bière sont protégés de l’Hélicobacter pylori (18), organisme connu comme étant l’une des causes des ulcères à l’estomac et qui pourrait constituer un facteur de risque pour le cancer de l’estomac (19).

La bière est également une source de fibres solubles dérivées des parois cellulaires de l’orge malté (20). Un litre de bière contient en moyenne 20% de l’apport quotidien recommandé de fibres et certaines bières peuvent fournir jusqu’à 60% de cette quantité. Ce facteur ne se limite pas à aider considérablement le transit intestinal, mais il offre en outre l’avantage de ralentir la digestion et l’absorption des éléments nutritifs, réduisant ainsi les niveaux de cholestérol ce qui peut à son tour favoriser une réduction des risques de maladies cardiaques.

Les effets bénéfiques potentiels de la bière

La bière est une excellente source de vitamines essentielles à la vie. Elle est particulièrement riche en vitamines B comme, par exemple, les niacines, riboflavines, pyridoxines (B6) et folates. Des études récentes suggèrent que les vitamines B6 contenues dans la bière offrent aux buveurs de bière une protection supplémentaire contre les maladies cardio-vasculaires en comparaison aux buveurs de vin ou de boissons spiritueuses (21). Il a été démontré que les folates offrent une protection contre les maladies cardio-vasculaires (22) et certains cancers.

La bière est également une source d’antioxydants qui jouent un rôle important dans la lutte contre le cancer (24),(25),(26). Nous entendons souvent évoquer la présence de ces éléments dans le vin. Il est, par contre, de moindre notoriété que ces mêmes éléments sont également présents dans la bière, où ils prennent leur source dans le malt et le houblon (27). Par verre (d’une teneur équivalente en alcool), la bière contient plus du double de la quantité d’antioxydants comprise dans le vin blanc mais la moitié seulement de celle contenue dans le vin rouge. De nombreux antioxydants présents dans le vin rouge sont toutefois des molécules plus volumineuses qui seront moins rapidement assimilées par le corps que les molécules de taille plus réduite contenues dans la bière. De plus, des études ont démontré que les substances antioxydantes présentes dans la bière sont plus biodisponibles pour le corps que ces mêmes substances en provenance d’aliments solides (29).

Des études ont démontré que les antioxydants (flavinoïdes) contenus dans le houblon disposent du potentiel nécessaire pour aider le corps à lutter contre le cancer (30), y compris les cancers du tractus gastro-intestinal (31),(32), le cancer du sein (33),(34) et le cancer de la glande thyroïde (35). Il a également été démontré que les composants naturels du houblon offrent une protection contre les maladies cardiaques (36),(37) et ont une action préventive contre l’ostéoporose (38),(39).

La consommation de bière fait elle grossir?

Dans différentes parties du monde, le terme de " bédaine de bière " est associé à l’obésité des buveurs de bière. Ceci pourrait ne pas être lié à la bière mais bien à un facteur confondant. Certains buveurs de bière peuvent, par exemple, avoir un style de vie moins sain que les buveurs de vin.

Le fait de boire de la bière ne fait pas grossir, pour autant qu’elle fasse partie d’un régime équilibré et qu’elle soit consommée avec modération pendant les repas (40).

Il a été démontré que les gens qui observent une abstinence totale ont généralement tendance à être plus gros que les personnes qui boivent des boissons alcoolisées (41).

Les études indiquent également une utilisation moins efficace de l’énergie contenue dans les boissons alcoolisées (42).

Les quantités de calories fournies par la bière sont inférieures à celles contenues dans les boissons gazeuses (43).

Les questions qui attendent toujours une réponse

Il n’est pas toujours possible d’imputer des effets observés en laboratoire aux effets observés dans le corps humain. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour confirmer si certaines des composantes potentiellement bénéfiques des aliments et des boissons, comme la bière et le vin, peuvent être utilisées par le corps en vue de prévenir l’apparition de certaines maladies.

De plus amples recherches sont plus particulièrement nécessaires en ce qui concerne le potentiel anticancéreux ainsi que les effets préventifs contre les risques de maladies cardiaques offerts par les ingrédients du houblon.

Il serait également particulièrement utile d’observer de quelle façon les recommandations des médecins concernant la consommation de boissons alcoolisées varient d’un pays à un autre. Quel conseil est donné, par exemple, aux patients qui nécessitent un régime faible en sodium et qui présentent un risque élevé de maladies cardio-vasculaires ?

La profession médicale est actuellement confrontée à un dilemme : est-il éthiquement défendable de prôner la consommation de boissons alcoolisées ou est-il éthiquement défendable de ne pas le faire lorsque les effets bénéfiques ont été bien établis ?

Références


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